Her passion for craft began when she was in elementary school where, like any young Haitian girl, she acquired her first lessons in embroidery. She then decided to explore the field further - by learning macramé.
At the end of high school, Marie-Aure studied accounting at the Université d’Etat d’Haîti (the State University) and became an accountant in a public institution in the capital. This did not prevent her devoting time to her passion. She organized a space at home where she could create her art objects for those close to her, and sold some pieces at local fairs.
Like many Haitian women, Maggy is raising her two daughters alone and divides her day between work and family.
Jonas Laurince - UN/MINUSTAH
Employees find in her an excellent collaborator: "Maggy treats us with respect, we’re paid well and we party together at major events," says Nossière Bien-Aimé, one of the artisans.
Maggy is emulated in her neighbourhood. "She is not selfish and likes to share her knowledge with local women whom she encourages to enter a similar sphere," said Elda, who learned macramé through visiting Marie-Aure. "Before, my husband forbade me to go to her, but now seeing the total woman I've become, he is very pleased with me," says young Elda.
In recognition of her efforts, Marie-Aure received a certificate on July 5th from the HPCD and CVR - along with 49 other women entrepreneurs. "With this training, I now have good business knowledge," she says with confidence. "I'm sure my dream of starting-up my own factory will be realised."
Jonas Laurince
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Optimiste, intelligente et fonceuse, Marie-Aure vient de suivre une formation en gestion des petites entreprises destinée aux femmes des quartiers sensibles de Port-au-Prince. Surnommée Maggy par ses proches, elle a monté sa propre collection d’articles de mode et emploie une dizaine d’artisans. Son portrait.
Les produits sont connus du public haïtien : Des bijoux en os, en corne de bœuf, en bois et autres matériaux, des sandales artisanales et des vêtements brodés de fils en macramé. Cette quadragénaire, fille unique, conçue à un âge tardif, se considère comme une « envoyée de Dieu » grâce à ses talents artistiques. « Je ne suis ni prophétesse ni évangéliste, mais quand je réalise mes œuvres d’art, je me dis que c’est un don divin », rit-elle.
Jonas Laurince - UN/MINUSTAHSa passion pour l’artisanat a démarré quand elle était à l’école primaire où, comme toute jeune fille haïtienne, elle a appris ses premières notions de broderie. Elle a ensuite décidé d’aller plus loin dans ce domaine en apprenant le macramé.
A la fin de ses études secondaires, Marie-Aure étudie la comptabilité à l’Université d’Etat d’Haïti et devient comptable dans une institution publique de la capitale. Ce qui ne l’empêche pas de consacrer une partie de son temps à sa passion. Elle aménage même chez elle un espace où elle conçoit des œuvres d’art pour ses proches et en vend une parties dans les foires.
Comme de nombreuses femmes haïtiennes, Maggy comme l’appellent ses amis élève seule ses deux filles et partage sa journée entre le travail et sa famille.
Jonas Laurince - UN/MINUSTAHSon talent de créatrice prend un tournant décisif quand, en 2011, elle a l’idée d’habiller l’une de ses filles de ses créations pour un concours d’été organisé par une station de télévision de Port-au-Prince. Plus que la 3e place remportée par sa fille, c’est sa tenue qui suscite l’intérêt des téléspectateurs. « A la suite de ce concours, plusieurs amis m’ont encouragée à continuer dans cette voie », se souvient-elle. « C’est pourquoi ce concours a été pour moi le point de départ de ma carrièred’artiste ».
Depuis lors, l’artiste-comptable ne cesse d’innover en ajoutant à sa collection des nouveautés toujours appréciées de ses compatriotes. Elle met sur le marché des sandales artisanales, des bijoux et cette année une série de vêtements décorés de macramés.
En 2012, elle est invitée à suivre une formation en gestion de petites entreprises menée par l’organisation locale Haitian Partners for Christian Development (HPCD). Dans le cadre d’un projet d’incubation financé par la Section de la Réduction de la violence communautaire (RVC) de la MINUSTAH, 50 femmes de quartiers vulnérables de la capitale sont sélectionnées sur la base de critères simples: mener une activité rentable et fonctionner sur la base d’un plan d’affaires.
« Pendant cette formation, j’ai travaillé dur pour donner le meilleur de moi-même », se souvient Marie-Aure, sacrifiant ses congés pour suivre les cours. Prête à conquérir le marché, cette mère célibataire développe une gamme de produits ‘made in Haïti’ avec sa marque ‘Mari’Or’. « L’idée de créer la collection de vêtements m’est venue pendant la formation au HPCD », témoigne-t-elle.
Entrepreneure en herbe
Grace à la formation, Marie Aure passe à la vitesse supérieure. Pour répondre aux commandes croissantes de sa nouvelle collection, sa petite entreprise passe de 14 à 26 employés. « J’ai des employés dans le tissage, la bijouterie et la cordonnerie », énumère-t-elle. Bientôt, des couturiers rejoindront l’équipe avec la sortie de sa collection de vêtements.
Ses employés trouvent en elle une très bonne collaboratrice. « Maggy nous traite avec respect, nous paie bien et fait la fête avec nous lors des grands évènements », confie Nossière Bien-Aimé, l’un des artisans.
Maggy fait des émules dans son quartier. « Elle n’est pas égoïste et aime partager ses connaissances avec les femmes du quartier qu’elle encourage dans le métier », dit Elda, qui a appris le macramé en rendant visite à Marie-Aure. « Avant, mon mari me défendait d’aller chez elle, mais maintenant en voyant la femme totale que je suis devenue, il est très satisfait de moi », se réjouit la jeune femme.
En reconnaissance de ses efforts, Marie-Aure a reçu 5 juillet dernier un certificat décerné par le HPCD et la RVC en compagnie de 49 autres femmes entrepreneures. « Grâce à cette formation, j’ai une bonne connaissance dans le ‘business’ », assure-t-elle, confiante. « Je suis sûre que mon rêve qui est de créer ma propre entreprise va être réalisé ».
Jonas Laurince
Marie-Aure reçoit son diplôme: lire l'article

