Photo : Logan Abassi - UN/MINUSTAH« Choisir la paix c’est choisir le dialogue et le respect, c’est cultiver l’échange et le consensus, c’est avoir confiance et faire confiance. »
Ce concert pour la Paix, à l’initiative de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), et organisé en collaboration avec la Fondation Haïti Jazz, donnait en fin de soirée l’aspect d’une soirée dansante. Certains jeunes n’avaient même pas attendu l’invitation à la danse qui leur a été lancée par « Beetov », comme ils le surnomment, pour entonner « ou wo, ou wo », secouant la tête, tout en se balançant des deux côtés, les mains en l’air, alors d’autres en couples s’étaient mis de face pour entrer dans la danse. Non loin de là, Maryse trentaine révolue, hisse son petit garçon de deux ans et demi sur son épaule. Pour elle, ce concert est une façon simple de se décompresser. « C’est intéressant de sortir et se distraire, surtout quand la paix est la toile de fond de l’activité », explique-t-elle, cadençant au rythme de la musique entrainante. « N’était-ce la musique, beaucoup d’entre nous, auraient recours à la violence ou perdu la tête, tenant compte des divers problèmes auxquels nous faisons face tous les jours », estime pour sa part, Mario Grisonnant, portant des verres, une chemise bleue à rayures blanches et noires, manche longue retroussée, le quinquagénaire haïtien ne « regrette » pas de s’être arrêté, sur les lieux ce samedi 27 septembre. « Choisir la paix c’est choisir le dialogue et le respect, c’est cultiver l’échange et le consensus, c’est avoir confiance et faire confiance. Le partage est aussi dans l’art et le chant. Ce soir nous sommes ici pour montrer que la paix se chante, se danse et se vit dans la joie. Parce que l’on ne construit rien par la violence. Parce que sans la paix, il n’y a pas de stabilité. Parce que sans la paix dans nos esprits comme dans nos actes, il n’y a pas de développement », a lancé la représentante du Secrétaire général des Nations unies en Haïti, Mme Sandra Honoré, en présence notamment de la ministre de la culture, Monique Rocourt, de représentants des institutions Haïtiennes et de membres de la communauté internationale. Les Haïtiens Rutschelle Guillaume, Mysty Jean et James Germain aux côtés de Lokua Kansa, ont animé cette soirée retransmise en direct sur la Télévision Nationale d’Haïti entrainant avec eux les milliers de personnes venues partager leurs messages en musique et en chanson sous le thème « Ann chwazi lapè » (en français, « Choisissons la paix’’). - Pierre Jerome Richard – UN/MINUSTAH Voir la galerie de photos du concert : https://www.flickr.com/photos/minustah/sets/72157648120952246/show


