MINUSTAH
Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti

Clôture de la MINUSTAH

La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a terminé avec succès son mandat le 15 octobre 2017, donnant lieu à la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH) chargée de poursuivre le soutien de l’état de droit, le développement de la police et les efforts en matière de droits de l’homme en Haïti.

Journée international des Casques bleus 29 mai 2012 – Discours de : M. Mariano Fernández, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies

Discours de : M. Mariano Fernández, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies Major Général Fernando Rodriguez Goulart, Commandant de la Composante Militaire de la MINUSTAH Monsieur Marc Tardif, Commissaire de Police des Nations Unies en Haïti, Messieurs les Ministres, Monsieur le Nonce apostolique, Messieurs les Ambassadeurs et membres des Consulats, Chers membres des Nations Unies et de la MINUSTAH, Bonjour, Pionnière dans le domaine du maintien de la paix, l'Organisation des Nations Unies a créé sa première mission au Moyen-Orient, en 1948. Depuis, 67 opérations des Nations Unies se sont déployées dans le monde. Aujourd’hui, il y a 17 opérations de paix menées par l'ONU sur quatre continents. Leur objectif est d’aider les pays qui en ont besoin à naviguer dans les eaux difficiles qui mènent du conflit à la transition, et de la transition à la paix et à la consolidation de la démocratie. Ces opérations de paix sont polyvalentes et multidimensionnelles. Elles sont appelées à : 1) Maintenir la sécurité, 2) Faciliter le processus politique, 3) Protéger les civils, 4) Aider au désarmement, à la démobilisation et à la réinsertion des anciens combattants, 5) Soutenir l'organisation d'élections libres, 6) Protéger et promouvoir les droits de l'homme et 7) Rétablir la primauté du droit Pour appliquer leur mandat, les opérations de maintien de la paix ont des atouts uniques, notamment : 1) La légitimité de l'action menée, 2) Le partage du fardeau supporté, 3) Et une capacité à déployer et à maintenir sur place des troupes, des policiers et du personnel civil issus du monde entier. Enfin, les opérations de l'ONU sont guidées par trois principes fondamentaux : Le consentement des parties, L’impartialité, Et la non utilisation de la force (sauf en cas de légitime défense ou lorsque leur mandat le rend indispensable). Mais, si la réussite des opérations de l'ONU n'est jamais garantie parce que cellesci se déroulent, par définition, dans des environnements difficiles d'un point de vue tant physique que politique, la finalité de toute mission de maintien de la paix des Nations Unies, c’est de ne plus être nécessaire. Ce sont ces Casques bleus – ou soldats de la paix -que le monde entier célèbre tous les 29 mai de chaque année, et que nous célébrons tous ensemble aujourd’hui, afin d'honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie au service de la cause de la paix et de rendre hommage aux hommes et aux femmes qui ont servi et continuent de servir dans les opérations de maintien de la paix de l'ONU pour leur professionnalisme, leur dévouement et leur courage. Chaque année la Journée des Casques bleus est placée sous un thème différent. Cette année c’est celui du « Partenariat Global » qui a été choisi. « Partenariat Global » qui a été démontré bien avant l’heure ici en Haiti, au lendemain du tragique tremblement de terre du 12 janvier 2010. « Partenariat Global » pour continuer à avancer vers la consolidation de l’État de droit, la sécurité publique et un environnement socio-économique sain. « Partenariat Global » pour qu’Haïti s’éloigne définitivement de la situation décrite par le Président Martelly lors de son discours du 9 janvier devant les membres du Parlement. « Partenariat Global » enfin, pour que Haiti passe définitivement de la transition à la paix, et que la présence de la MINUSTAH ne soit plus nécessaire. Depuis quelques semaines, un vent d’optimisme souffle en Haiti. Le pays est désormais doté d’un nouveau Premier ministre, d’un nouveau cabinet, de nouveaux directeurs généraux, d’une Cour de Cassation et d’un Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire au complet, bien que pas encore opérationnel. Mais le chemin est encore long et la consolidation des institutions de l’Etat de droit nécessitent sans doute encore beaucoup d’efforts soutenus afin qu’Haiti soit solidement ancrée sur les trois socles que sont : La sécurité, l’Etat de droit et le développement socio-économique. Que reste-t-il à faire ? Si la violence politique a quasiment disparu, la criminalité, les violences domestiques et les violences basées sur le genre sont encore significatives, quoique relativement basses en comparaison avec les pays des Caraïbes et de l’Amérique centrale. Et ce sont souvent les tranches les plus vulnérables de la population qui en souffrent. Pour combattre la criminalité de façon efficace et durable, les composantes militaire et policière de la MINUSTAH s’investissent à fond aux côtés de la PNH. Pendant ce temps, le plan de développement de la police se poursuit et devrait s’accélérer. Ce travail continu sera décisif pour faciliter les plans de réduction de la présence de la MINUSTAH en Haïti. Au niveau institutionnel, les élections législatives partielles devraient être tenues avant la fin de l’année et des institutions très importantes et nécessaires au renforcement de l’Etat de droit doivent encore être mise en place. A cet égard, la MINUSTAH ne tarit pas d’efforts auprès des autorités du pays, et ce en collaboration avec la communauté internationale. L’objectif est de faciliter le consensus entre tous les Haïtiens, et de parachever la mise sur pieds d’institutions solides et permanentes qui permettent à toutes les Haïtiennes et à tous les Haïtiens, sans aucune exception, de bénéficier d’un climat de stabilité démocratique, de sécurité publique, de paix sociale et de prospérité économique. En ce jour de célébration, la MINUSTAH réitère ses remerciements et ses hommages à tous ses vaillants Casques bleus qui consentent d’énormes sacrifices au service de la paix, et tient à honorer la mémoire de ceux qui ont laissé leurs vies, ici en Haiti. Aux autorités haïtiennes et au peuple haïtien, la MINUSTAH réitère son engagement à tout mettre en oeuvre, en toute foi et conscience, pour soutenir Haiti dans ses efforts en vue d’un relèvement et d’une stabilité politique durables. Sachez que nous sommes tous, civils, policiers et militaires, entièrement dédiés à faciliter un climat propice à la réussite d’un pays tel que le souhaite et le mérite le peuple haïtien. Merci,