
Photo : Isabelle Blanc - UN/MINUSTAH |
C’est dans ce cadre qu’à l’occasion de la Journée Internationale de l’Enfance, le 1er juin, un tournoi de football a été organisé entre différentes écoles de foot de quartiers défavorisés de Port-au-Prince par l’association ECOFOOT, avec le soutien de la Section de la Réduction de la Violence communautaire (RVC) de la MINUSTAH et du Programme des Volontaires des Nations Unies.
176 jeunes de 13 à 17 ans se sont affrontés sur le terrain du Centre sportif Dadadou, à Delmas 3. Sa Directrice, Mme Métellus, souligne que « depuis la reconstruction des murs par la section RVC de la MINUSTAH, le centre a retrouvé ses fonctions principales de lieu de sport et de rencontres de la jeunesse ». En Février dernier, le coordonnateur exécutif du Programme VNU, Mr Richard Dictus, en première visite officielle en Haïti avait visité le centre et avait encouragé les volontaires « à soutenir ses activités».
Toute la journée, sous une chaleur étouffante et des averses de pluie continues, 12 matchs de foot ont été organisés autour de deux catégories, les moins de 15 ans et les moins de 17 ans.
Les arbitres de la Fédération haïtienne de football étaient présents, ainsi qu’un public encouragé par des messages de sensibilisation de paix diffusés çà et là. Cette journée a permis de rassembler ces jeunes des quartiers défavorisés, de leur inculquer la notion de fair-play et de leur montrer l’importance d’être ensemble en paix pour leur pays.
Cadet, 15 ans, de l’équipe FULLSTARS de Cité soleil, a confié vouloir gagner « pour montrer qu’il n’y a pas que des choses négatives à Cité Soleil, il y a aussi du talent». Et le contrat est rempli puisque c’est son équipe qui est sortie victorieuse du tournoi des moins de 15 ans, tandis que l’équipe d’ECOFOOT a gagné dans la catégorie des moins de 17 ans.
L’Equipe de Vision des frères, entraînée par Magloire, a terminé deuxième, mais son Capitaine, Lens Silvenson, 15 ans, est heureux de cette journée. « Nous sommes une bonne équipe car nous travaillons beaucoup », explique-t-il. Et de son entraîneur-Volontaire, il n’a que du bien à dire : « C’est bon bagay ».
Isabelle Blanc

