MINUSTAH
Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti

Clôture de la MINUSTAH

La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a terminé avec succès son mandat le 15 octobre 2017, donnant lieu à la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH) chargée de poursuivre le soutien de l’état de droit, le développement de la police et les efforts en matière de droits de l’homme en Haïti.

Nord : La lumière chasse l’insécurité

Photo : Quetony Saint-Vil - UN/MINUSTAH Photo : Quetony Saint-Vil - UN/MINUSTAH

« Le moment est venu pour permettre aux résidents de ce quartier d’entreprendre librement leurs activités culturelles et éducatives ». C’est avec ces mots que le maire adjoint du Cap-Haitien, Musset Borgella a salué ce don de lampadaires fait à la communauté de « Nan Bannann », entrée Sud de la ville, classée zone rouge en raison des actes répétés d’insécurité qui y sont recensés. C’était aussi l’occasion pour M. Borgella de demander à la MINUSTAH de multiplier les installations des lampadaires dans les autres quartiers réputés chauds de sa commune. Roland Rony Garçon, un jeune leader de la localité de « Nan Bannann » croit que l’installation des lampadaires et les travaux d’assainissement ont complètement changé le visage de la zone. Il a promis que lui et certains autres résidents, conscients de l’importance de ces lampadaires, allaient se regrouper en bons gardiens pour protéger les installations. Angelène Etienne et Marise St Fleur, âgées respectivement de 40 à 60 ans, demandent à leurs riverains de contribuer à la protection de ces lampes. Car, rappellent-elles, « les gens avaient peur de fréquenter ce quartier durant la nuit en raison des actes de banditisme ». Les autorités locales et la MINUSTAH ont inauguré en avril 2015 ce projet d’installation de lampadaires dans quatre communes les plus sensibles du département du Nord, à savoir Limonade, Quartier-Morin, Limbé et Cap-Haitien. L’objectif du projet est d’installer 110 lampadaires et 98 poteaux en vue d’empêcher des actes de délinquances, de banditismes ou des actions criminelles dans les quartiers bénéficiaires. Ecoutez quelques bénéficiaires au micro de Quetony SAINT-VIL. Le projet a été exécuté par l’ONG Haití Hospital Appeal (HHHA) et financé à un montant 200.000 dollars américains par la section de réduction de violence communautaire de la MINUSTAH. Le chef du bureau Nord de la MINUSTAH, M. Georges BAKALA, a encouragé les bénéficiaires à pérenniser les acquis de ce projet. « A vous de les projeter, de les surveiller et d’en faire bon usage. Si vous les laissez saboter, cela signifierait que la délinquance et l’insécurité vous arrangent » a-t-il soutenu. Rédaction : Quetony SAINT-VIL