Sept (7) microentreprises sont créées dans le Nord du pays et génèrent de l’emploi au profit de 35 jeunes. Ceux-ci ont tous reçu pendant 6 mois une formation technique en électricité domestique, assemblage, montage, installation, entretien et réparation de panneaux solaires photovoltaïques. Parmi eux, 12 filles et 3 autres personnes vivant avec un handicap moteur.
Agés entre 20 et 30 ans, ces bénéficiaires directs du projet sont issus des quartiers à risques de 6 communes ciblés par le projet : Cap-Haitien (la Fosette, Cité Lescot, Bas Ravine, Nan Bannann, Cité du Peuple, Madeline et Bas Aviation), Limbé, Milot, Acul du Nord, Grande Rivière du Nord et Limonade.
Image animée : Un bénéficiare en train de réparer un panneau solaire.
«Ce projet a fait de moi un homme utile, surtout à ma famille. Et les gens me respectent maintenant.», Mackenson Marcellus est l’ainé d’une famille de quatre enfants. Il est né, a grandi et vit à Acul du Nord. Avant ce projet, il avait du mal à joindre les deux bouts et s’enfonçait dans le désespoir. « Dans mon quartier, je n’étais qu’un jeune homme avec un nom. Rien de plus ! »,se rappelle-t-il.
Aujourd’hui, Mackenson est le seul, à la maison, qui assure le quotidien. L’espoir de ses trois sœurs et de sa mère repose sur lui. Il va aussi pouvoir suivre son rêve qui est de produire un album avec ses amis pour « rapper » sur les problèmes auxquels fait face sa commune.
L’objectif principal de ce projet est de soutenir les autorités gouvernementales dans leur volonté de réduire la violence communautaire en facilitant l’entreprenariat des jeunes ainsi que leur insertion socioprofessionnelle et économique.
Une initiative très applaudie par la population des zones ciblées. « Nous n’avons pas d’électricité depuis cinq jours. C’est grâce à ce projet que nous pouvons recharger nos téléphones », avoue Harold qui habite à quelques mètres d’un des ateliers. « Je vais acheter un de leur panneau solaire afin de les encourager et qu’il ne tombe dans la délinquance », renchérit Louibert, propriétaire d’une boutique.
Financé par la section de Réduction de la Violence Communautaire(RVC) de la MINUSTAH au coût de 165 mille 127 dollars américains, ce projet est réalisé en partenariat avec les mairies et l’Association des professionnels pour le rehaussement des métiers manuels en Haïti (APREMMAH). Le projet a une autre mission : celle de réduire le niveau de vulnérabilité des jeunes face aux groupes armés.
Texte : Anderson Laforet
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Formation et création de microentreprises : une option contre la violence.
- 28 mai 2015
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